Petite histoire de Vaudevant

C'est avec Charlemagne vers 870, que l'on vit apparaître le pagus ou pays, le comitatus ou comté, l'ager ou territoire, la viguerie.

Le Vivarais se divise alors en trois paggi ou comitates : Viviers, Valence et Vienne.

Au IXème siècle notre région était donc dans le pagus Vienna et relevait de la viguerie de Pailharès.

En 879, le Vivarais était contrôlé par Bozon, roi de Bourgogne, qui devint roi de Provence. Pendant le XIème siècle, le pays fut divisé en seigneuries civiles (naissance des châteaux forts : Rochefort, Seray et Rochebloine) et en domaines ou seigneuries ecclésiastiques ainsi que de grandes abbayes ou établissements secondaires (Chapitre de Cluny, Saint Barnard de Romans).

De 1032 à 1308, le Vivarais sera sous le royaume du Saint Empire Germanique.

C'est dans cette période mouvementée que l'implantation monastique et canoniale connaît un grand essor. Notamment par la multiplication des prieurés ruraux, des congrégations extérieures : congrégation bénédictine et les chanoines réguliers.

L'abbaye de Saint Pierre de Romans né en 1840 prendra le nom de Saint Barnard en 1068.

Le nord Vivarais, à partir de la limite naturelle du doux dépendra de la cité ou diocèse de Vienne.

C'est le 13 mai 1090 que Vaudevant sera annexé à Saint Félicien et dépendra donc du Chapitre de Saint Barnard de Romans.

À partir de 1589, date à laquelle les habitants de Vaudevant réclament un curé pour leur paroisse, il s'en suivra jusqu'en 1789 (date du banniment des Sir Battandier père et fils) de longs conflits mouvementés et procéduriers...

Le 12 juillet 1790, la constitution du clergé décrète la fin des Chapitres et la disparition des Chanoines réguliers.

Vaudevant deviendra commune, paroisse indépendante...

Les masques de Vaudevant

Personne ne connaît le petit diable de Vaudevant !

Et pourtant il est bien là et il est beau, offrant toute sa bestialité au chevet de l'Église ; il sourit et nous appelle. Il tire la langue aussi et semble se moquer du passant...

Le sculpteur du Moyen-Âge n'avait pas peur de montrer l'homme dans toute son animalité.

Étonnante la déesse des eaux du moulin de Vaudevant... tous les sens sont bien marqués, dominés par l'arc de la pensée. C'est l'homme émerveillé qui contemple la nature pour l'éternité... et on rejoint l'art universel et intemporel

Texte extrait de Le chemin des masques, région de Saint Félicien par l'Association Histoire et Patrimoine

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